PACS Publié le 22 juillet 2019 La loi de modernisation de la justice du XXIe siècle publiée au Journal officiel du19 novembre 2016 (article 48) prévoit qu’à compter du 1er novembre 2017, l’enregistrement des Pactes Civils de Solidarité (PACS) est transféré à l’Officier de l’état civil de la mairie. CONDITIONS Le PACS est ouvert aux couples de même sexe ou de sexes opposés. Les futurs partenaires : doivent être majeurs (le partenaire étranger doit avoir l’âge de la majorité fixée par son pays), doivent être juridiquement capables (un majeur sous curatelle ou tutelle peut se pacser sous conditions), ne doivent pas être déjà mariés ou pacsés, ne doivent pas avoir entre eux de liens familiaux directs. OÙ FAIRE LA DÉMARCHE Pour faire enregistrer leur déclaration conjointe de Pacs, les partenaires qui ont leur résidence commune en France doivent s’adresser : soit à l’officier d’état civil (en mairie) de la commune dans laquelle ils fixent leur résidence commune, soit à un notaire. Les partenaires qui ont leur résidence commune à l’étranger doivent s’adresser au consulat de France compétent. PIÈCES À FOURNIR Convention de Pacs (Convention personnalisée ou formulaire complété cerfa n° 15726*02) Déclaration conjointe d’un pacte civil de solidarité (PACS) et attestations sur l’honneur de non-parenté, non alliance et résidence commune (formulaire cerfa n° 15725*02) Pièce d’identité en cours de validité (carte d’identité, passeport…) délivrée par une administration publique (original +1 photocopie) Acte de naissance (copie intégrale ou extrait avec filiation) de moins de 3 mois pour le partenaire français ou de moins de 6 mois pour le partenaire étranger né à l’étranger Certificat de coutume et de célibat de moins de 6 mois pour le partenaire ou les partenaires étrangers Attestation de non pacs et de non répertoire civil pour le ou les partenaires étrangers. PRENDRE RENDEZ-VOUS PAR TÉLÉPHONE Dès le dossier PACS constitué, prendre rendez-vous par téléphone auprès du : Service Etat Civil, Mariages/PACS, 2 rue Mégevand 03.81.87.81.03 du lundi au vendredi : 8h30 – 12h ; 13h30 – 17h30 samedi : 8h30 – 12h L’officier d’état-civil fera le point sur l’ensemble des documents que vous avez rassemblé et vous fixera le rendez-vous pour la signature de la convention du Pacte Civil de Solidarité. Le PACS produit ses effets entre les partenaires à la date de son enregistrement. Je me pacse : J’adapte mon prélèvement à la source J’ai 60 jours pour le signaler, mais avant c’est mieux. Plus tôt je le signale, plus vite j’obtiens un taux adapté à ma nouvelle situation. Pour cela, j’ai besoin de : date du mariage / Pacs nom, prénoms, date de naissance, N° fiscal de mon conjoint ou partenaire de Pacs. nos revenus des 2 dernières années. Rendez-vous sur : impots.gouv.fr « Votre espace particulier » > Gérer mon prélèvement à la source > Déclarer un changement > Choisissez « Pacs », indiquez la date du Pacs, les éléments de votre conjoint, et vérifiez les éléments de revenus qui vous sont présentés. Vous pouvez aussi joindre votre centre des Finances publiques par téléphone ou vous rendre au guichet. Question-réponse Contrôleur général des prisons : comment le saisir ? Vérifié le 27 janvier 2021 - Direction de l'information légale et administrative (Première ministre), Ministère chargé de la justice Le Contrôleur général des lieux de privation de liberté (CGLPL) veille au respect des droits fondamentaux des personnes privées de libertés. Il est indépendant. Il a le pouvoir d'inspecter tous les lieux de privation de liberté par les autorités : prisons, cellules de garde à vue, hôpitaux psychiatriques, centres de rétention, etc. Le Contrôleur peut être saisi par les personnes privées de liberté ou par une personne qui a connaissance d'une atteinte à leurs droits. Tout replier Tout déplier Pour quels lieux de privation de liberté peut-on saisir le Contrôleur ? Le CGLPL peut être saisi du cas d'une personne enfermée ou placée dans l'un des lieux suivants : Établissement pénitentiaire (prison) Établissement de santé (hôpital psychiatrique par exemple, pour les personnes privées de leur liberté d'aller de de venir dans un tel établissement) Cellule de garde à vue Centre de rétention administrative ou de rétention douanière Zone d'attente de port ou d'aéroport Dépôt d'un palais de justice (cellule où sont placés les personnes avant leur procès ou leur audition par un magistrat) Centre éducatif fermé Véhicule servant au transport des personnes privées de liberté (fourgon de police...) Qui peut le saisir ? Le CGLPL peut être saisi par les personnes suivantes : Personne privée de liberté, même mineure ou de nationalité étrangère Parents ou tout proche d'une personne privée de liberté Avocat d'une personne privée de liberté Témoin Membre du personnel intervenant dans l'établissement Association ou une personne morale ayant pour objet le respect des droits fondamentaux Gouvernement, les parlementaires ou une autre autorité administrative indépendanteIl peut également décider de se saisir de sa propre initiative. Pour quels motifs ? Le CGLPL peut recevoir un signalement pour les motifs suivants : Atteinte aux droits fondamentaux d'une personne privée de liberté ou qui l'a été récemment (droit à une vie privée, à un avocat...) Mauvaises conditions de garde à vue, de rétention ou d'hospitalisation d'une personne (conditions d'hygiène, alimentation...) Mauvais fonctionnement d'un établissement pénitentiaire ou d'une unité de santé recevant des personnes hospitalisées sans leur consentement. Par exemple, si un prisonnier ne peut pas avoir accès à un médecin. Comment le saisir ? Par courrierLe CGLPL peut être saisi par simple courrier postal. Où s’adresser ? Contrôleur général des lieux de privation de liberté Par courrier16/18, quai de la LoireCS 7004875921 Paris Cedex 19Par téléphone01 53 38 47 80Par messagerieAccès au formulaire de contact Il n'est pas possible de faire un signalement anonyme. Le courrier doit être signé. En revanche, le nom de la personne ayant fait le signalement ne sera pas révélé par le CGLPL. À savoir si c'est une personne en prison qui écrit, le courrier ne peut pas être contrôlé par l'établissement. En entretien physiqueUne personne enfermée, ses proches ou les personnels de l'établissement peuvent rencontrer le CGLPL à l'occasion d'une de ses visites dans l'établissement concerné. Ces entretiens sont confidentiels.Les permanences d'accueil sont affichées dans l'établissement et dans les locaux d'accueil des familles. Où s’adresser ? Établissement pénitentiaire (prison) Quelles sont les actions du Contrôleur ? Le CGLPL adresse un rapport de visite aux ministres concernés par le lieu de privation mis en cause.S'il l'estime nécessaire, il fait des recommandations pour améliorer la situation.Il peut décider de rendre publics ces rapports.En cas d'infraction commise, le CGLPL peut effectuer un signalement au procureur de la République. Il peut aussi saisir les instances disciplinaires des agents publics impliqués dans la violation des droits fondamentaux des personnes détenues. Textes de référence Loi n°2007-1545 du 30 octobre 2007 instituant un contrôleur général des lieux de privation de liberté