Paiements pour Services Environnementaux Publié le 17 février 2026 27 exploitations agricoles engagées pour la qualité de l’eau En 2019, l’Agence de l’Eau a lancé un appel à initiatives pour Expérimentation de Paiements pour Services Environnementaux (PSE). Dans ce cadre, le projet défini par GBM a été retenu pour un démarrage opérationnel en 2021. Porté en partenariat avec le Syndicat Intercommunal des Eaux du Val de l’Ognon (SIEVO) avec l’appui de la Chambre d’Agriculture et de la Fédération des Chasseurs du Doubs, ce dispositif vise à rémunérer les efforts des agriculteurs en faveur de l’environnement. Sur un territoire de Fourg à Clerval en passant par Nancray et Valdahon, 27 exploitations agricoles se sont engagées dans ce projet. Cela représente une surface de 4 026 ha, dont 1 748 ha en zones de ressources stratégiques. Reconquérir la qualité de l’eau et la biodiversité Il s’agit de faire de l’agriculture une alliée pour améliorer la qualité de l’eau potable et reconquérir la qualité des cours d’eau et de la biodiversité. Les agriculteurs volontaires sont rémunérés à hauteur des « services environnementaux » rendus. Calculées en fonction de l’évolution d’indicateurs dont les moyennes ont progressé depuis 4 ans, ces rémunérations peuvent servir, par exemple, à créer et entretenir des infrastructures agro-écologiques (haies, bandes enherbées, ripisylves, zones humides) favorables aux auxiliaires de culture. Elles peuvent aussi accompagner une moindre utilisation d’engrais minéraux ou de pesticides (rotation des cultures, couverture des sols). À titre d’exemple, plus de 20 km de haies et 220 arbres isolés seront plantés dans les 5 ans. Réduire les pollutions à la source L’Agence de l’Eau soutient les actions préventives visant à réduire à la source les pollutions (pesticides, nitrates…) qui menacent les captages d’eau potable. Le seul traitement des pesticides a un impact estimé sur le prix de l’eau de 0,20 à 0,60 €/m3. La réduction des pollutions à la source est plus efficace et moins coûteuse. En termes d’enjeux pour la biodiversité, 22 % des poissons d’eau douce sont menacés en France ! Redonner un fonctionnement naturel aux cours d’eau, décloisonner les seuils en rivière et rétablir les corridors écologiques, c’est permettre aux espèces animales et végétales de se développer et favoriser leur capacité de résilience. Le financement Le projet PSE bénéficie du soutien financier de l’Agence de l’Eau, à hauteur de 3 406 360 €. Les agriculteurs recevront une aide de 3 116 650 € sur 5 ans. Le montant de l’animation par les prestataires est estimé à 413 870 €. Ce poste est subventionné à hauteur de 70 % par l’Agence de l’Eau. Le delta est financé par GBM et le SIEVO. Les 27 exploitations agricoles engagées dans le projet Cliquer sur l’icône rouge pour connaître le détail du projet Photo Jean-Charles Sexe